La Kiné du sport, c’est quoi exactement ?

les kiné du sport peuvent suivre des équipes sportives

La médecine du sport est un domaine très vaste qui comprend évidemment le traitement des blessures liées à la pratique sportive, mais également la prévention ou encore l’optimisation des performances.

La mission du kiné du sport n’est donc pas seulement de soigner, mais également de suivre sur la durée l’ évolution de son patient. Ainsi, il l’aide à améliorer tous les aspects de la pratique, qu’ils soient physiques ou psychologiques. La kinésithérapie du sport n’est cependant pas réservée aux sportifs de haut niveau. Amateurs et professionnels de tous âges peuvent être amenés à travailler avec nous !

En bonus, découvrez en fin d’article l’interview de Stephane Deneux afin d’en apprendre plus sur le métier.

sportive de haut niveau suivie par un kiné sportif

Kiné du sport : définition

Spécificités de la medecine sportive

Les kinésithérapeutes du sport prennent en charge un très large champ de pathologies liées à la pratique du sport. Ils s’occupent du traitement, puis de la rééducation de vos traumatismes ou blessures. Ils optimisent vos séances d’entrainements et peuvent vous aider à modifier vos habitudes si ces dernières impactent vos performances sportives.
Les principales blessures prises en charge par le kiné du sport sont les entorses, tendinites, ruptures des ligaments croisés, élongations…qu’elle soient situés au niveau du coude, du poignet, du genoux ou bien encore de la cheville.
Ne soyez pas surpris, il est fréquent pour le kiné sportif de s’intéresser à vos habitudes alimentaires ou de sommeil. Il portera également une grande attention à votre gestion de la fatigue et de récupération ainsi qu’aux capacités de votre système cardio vasculaire et respiratoire.

Sportifs de haut niveau, quelle prise en charge ?

La kinésithérapie sportive assure la prise en charge de sportifs de tous les domaines : danseurs, footballeurs, joueurs de tennis, pratiquants de sports de combats, etc. Face aux contraintes et risques que comporte leur activité physique intense, ces sportifs professionnels (ou en passe de le devenir), nommés sportifs de « haut niveau » bénéficient alors d’un suivi régulier et personnalisé.
Le kiné du sport les accompagne lors des entrainements, mais aussi parfois tout au long de leurs compétitions. Parmi ses nombreuses attributions, le kiné du sport peut :

  • Faire un suivi de l’état de santé global de son patient (poids, taille, maladies…)
  • Soigner les traumatismes et les blessures (foulure, entorses, fractures) qui sont monnaies courante lorsque l’on pratique le sport de haut niveau.
  • Donner des conseils d’ hygiène de vie (nutrition, sommeil, rythmes d’entrainements…) afin d’optimiser ses performances.
  • Rassurer son patient et jouer un vrai rôle de soutien psychologique sur des periodes difficiles.

Cet accompagnement nécessite des compétences dans le domaine de la kinésithérapie, mais également de bonnes connaissances de l’activité sportive pratiquée.
Un judoka et un nageur ne seront pas confrontés aux même types de blessures. Chaque sport possède des particularités que le kiné du sport prend en compte afin d’adapter la nutrition ou les exercices physiques demandés.

douleurs liées à la pratique du sport

Kiné sportif, quelle formation ?

Le kinésithérapeute du sport a suivi un cursus de kinésithérapie classique (formation après le BAC de cinq ans) avant de passer une spécialité en kinésithérapie du sport en université ou lors de formations continues. Il est alors formé à des techniques spécifiques. En plus de son diplôme d’Etat de masseur-kinesithérapeute, il est souvent sportif lui-même et de ce fait, comprend parfaitement les problématiques que ses patients peuvent rencontrer.

Le kiné sportif qui souhaite suivre des sportifs de haut niveau (ou même des équipes) doit posséder de nombreuses qualités qui viennent s’ajouter à ses compétences de professionnel de la santé. Il sera exigé de lui une grande disponibilité, une capacité d’adaptation et souvent des notions plus larges dans le domaine médical / psycho… et bien sûr une bonne connaissance des règles du sport en question (football, golf, natation, gymnastique, rugby, etc.).

formation de kiné du sport

Kiné du sport, l’interview de Stéphane Deneux

Quel est votre parcours en quelques mots ?

Je suis sorti diplômé Kinésithérapeute (MKDE) en 2014. En parallèle de mes études de kiné, j’ai suivi un cursus de coaching sur les préférences motrices et cognitives auprès de Ralph Hippolyte. Après deux ans en milieu hospitalier, je suis allé en milieu libéral dans des cabinets spécialisés sur la kinésithérapie du sport. Durant ces dernières années, je me suis formé sur différentes approches pour constituer un socle solide sur l’optimisation de la performance et la prise en charge des pathologies musculo-squelettiques.

Pourquoi être devenu kinésithérapeute du sport ?

Comme cité précédemment j’ai eu l’occasion d’approcher le sport de haut niveau avec mon cursus de coaching… Notamment les entraineurs nationaux de Judo à l’INSEP, les entraineurs et athlètes du pôle espoir Kayak Slalom à Pau. Cela m’a donné envie de devenir kiné du sport.

J’ai commencé en 2015 auprès d’une équipe de rugby en fédéral 3. Puis j’ai eu l’occasion de travailler avec Kenji Grillon, champion du monde 2012 de karaté. Cette rencontre m’a ouvert les portes de l’équipe de France de karaté qui cherchait à monter un Pôle olympique pour Tokyo 2020.

Depuis septembre 2016 je suis les équipes de France seniors de karaté à l’année et lors de leurs déplacements à l’étranger.

Quel est votre quotidien en tant que kiné du sport ?

Au cabinet rien ne change, j’effectue le bilan et l’échange avec les patients sur leurs besoins et sur les objectifs de leur rééducation. Je sais juste que je vais pousser plus loin l’exigence avec les patients sportifs pour leur reprise d’activité.

En déplacement avec les sportifs de haut niveau, c’est différent. Sur une compétition, on est amené à réaliser les soins/straps précombat, parfois être partenaire sur la phase d’échauffement, faire les soins de récupération (massage, « bobologie ») et échanger avec les médecins s’il y a une invalidité plus importante.
Il faut aussi coordonner les soins et les protocoles de réhabilitation avec les divers acteurs qui tournent autour de l’athlète.

Trouver un kiné du sport à paris 16

Physioactiv dispose d’un staff comprenant des kinésithérapeutes spécialisés en traumatologie du sport vous permettant d’obtenir une prise en charge globale de vos soucis en lien avec le sport.
Première séance, diagnostic, pédagogie, séances personnalisées…N’hésitez pas à nous contacter !

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Douleur Chronique : quel traitement pour en venir à bout ?

Consulter un thérapeute pour vos douleurs chroniques

Mal de dos, maux de tête, à l’épaule, au poignet… une douleur qui persiste à plus ou moins long terme jusqu’à faire partie de notre quotidien. Près de 30 % de la population est victime de douleur dite chronique.
En prenant de l’âge, vos chances de vivre avec des douleurs d’intensité modérée/sévère, augmente ! Elles sont souvent associées à des épisodes de stress, à l’anxiété ou à des troubles du sommeil et elles altèrent globalement votre qualité de vie.
Mais tout n’est pas noir ! La douleur est importante, car elle joue le rôle d’alarme pour vous indiquer que quelque chose ne va pas. Si vous souffrez de douleur chronique, alors il est temps de faire quelque chose !
Causes, symptômes et traitements possibles de la douleur chronique, on a compilé pour vous un maximum d’informations dans cet article.

Une douleur chronique peut être un enfer au quotidien

Qu’est-ce qu’une douleur chronique ?

Définition de la douleur chronique

On distingue habituellement deux catégories de douleur : aiguë et chronique.

La douleur aiguë est de courte durée. Ce type de douleur disparaît en quelques heures ou quelques semaines une fois qu’on en a ciblé la cause et qu’on l’a traitée correctement.
Une douleur qui persiste sur plus de trois mois, et ce, même lorsque les causes présumées ont disparu et malgré un traitement ciblé, est nommée douleur chronique. Elle est alors considérée comme une véritable maladie et nécessite l’intervention d’un spécialiste.

Pour autant, ne vous attendez pas à un changement soudain d’une douleur aigüe à chronique au 90ème jour ! Le passage d’une catégorie à l’autre survient bien évidement de manière progressive. 

Causes et symptômes

La douleur chronique peut survenir à la suite d’une blessure mal soignée (voire pas soignée du tout) ou encore d’une intervention chirurgicale ayant causé des lésions neurologiques. En vérité de multiples facteurs peuvent s’accumuler et causer l’apparition d’une douleur chronique. Malgré les recherches menées par de nombreux spécialistes, il est encore parfois difficile de la comprendre totalement. Très invalidante, elle engendre souvent un sentiment d’impuissance, de colère, de solitude et même de culpabilité chez le patient. Un cercle vicieux de mal-être puisque l’état émotionnel influence sur le ressenti de la douleur chronique. Il s’agit alors d’une maladie que l’on qualifie de complexe compte tenu de l’interaction de nombreux facteurs (physiques / de qualité de vie / psychiques) et qui nécessite une prise en charge globale. 

Ressources pour mieux comprendre la douleur chronique

Si vous souffrez de douleur chronique, n’hésitez pas à consulter ces quelques ressources qui pourront vous aider à mieux comprendre les mécanismes de la douleur et ses effets.

 

Douleur Chronique : quel traitement ?

Pourquoi consulter un thérapeute pour vos douleurs chroniques ?

Parfois mal comprise par notre entourage, vécue comme un handicap, la douleur chronique a tendance à nous isoler. Consulter un thérapeute peut donc être une décision bénéfique à la fois pour votre santé physique et pour votre moral. Il est important de comprendre « SA » douleur avant de pouvoir commencer à la traiter. Dans le cas d’une douleur chronique, travailler avec un professionnel de la santé est vital.

Des médecins spécialisés dans le traitement de la douleur existent, il s’agit des algologues. Ceux-ci peuvent exercer en libéral ou au sein de structures dédiées à la prise en charge des patients présentant des douleurs chroniques – les Centres Anti-Douleurs. 

Les documents ci-dessous ont été réalisés par Greg Lehman. Ils permettent de comprendre et de mettre en évidence un ensemble de facteurs qui pourraient être en partie responsables de vos problèmes. Ils proposent également des solutions que vous pourriez mettre en œuvre afin d’améliorer votre quotidien :

https://www.physiotherapy4pain.com/app/download/17867258325/Lehman-YBC-livret2.pdf?t=1549466960

http://halimi-anthony-masseur-kinesitherapeute.fr/wp-content/uploads/2021/01/Programme-de-r%C3%A9tablissement-Lehman-REV-5.pdf 

Nous vous conseillons de compléter ces documents afin de les présenter à un thérapeute avec qui vous commencerez à travailler sur votre douleur chronique. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à contacter notre cabinet !

Conseils pour soulager une douleur chronique

Les médicaments

Les médicaments dits antalgiques sont une réponse efficace pour des douleurs aiguës (sur une courte période). Qu’ils soient destinés aux douleurs légères (paracétamol, ibuprofène, etc.) ou aux douleurs modérées, voire sévères (codéine, morphine, etc.), les antalgiques ne peuvent être une solution sur le long terme. Utilisés de façon prolongée, ils peuvent en effet présenter des effets secondaires non négligeables plus ou moins graves. Une solution peu probante sur les douleurs chroniques, d’autant qu’ils présentent parfois une efficacité modérée.

Dans tous les cas, c’est votre médecin qui doit vous orienter vers la médication la plus adaptée à votre problème, malheureusement vous aurez parfois à essayer certains médicaments qui vous aideront plus que d’autres…
Des médicaments tels que des anti-dépresseurs, anxyolitiques ou anti-épileptiques sont parfois également prescrits car ils agissent directement au niveau de la zone de contrôle de la douleur. Ils peuvent vraiment vous aider ! 

Thérapeute pour les douleurs chroniques

Faire appel à un thérapeute est une bonne manière d’agir contre la douleur chronique. Qualifié et habitué à traiter ces questions, le thérapeute est un véritable soutien avec lequel échanger et mettre en place la meilleure stratégie de guérison.
Une prise en charge multimodale (c’est-à-dire reposant sur différentes aides thérapeutiques) pourra être bénéfique dans le traitement de vos douleurs chroniques. Attention, cela ne veut pas dire que plus vous ferez de séances (peu importe le traitement), plus vous irez bien !
Il faudra du temps et avancer par étapes sans perdre de vu votre objectif principal, qu’il s’agisse d’une disparition totale de la douleur ou de l’amélioration de votre confort au quotidien.
Il est vain de chercher une thérapie « miracle » qui réglera votre problème en quelques séances. Essayez plutôt de mettre en place des actions concrètes petit à petit afin d’aller mieux sur le long terme. Cela passe par des changements d’alimentation, d’habitudes de sommeil, par l’activité physique ou encore par la régulation de votre stress ou de vos angoisses. Tout au long de ces changements, votre thérapeute pourra évaluer avec vous l’efficacité des méthodes employées. Un kinésithérapeute formé pourra même vous accompagner pour un travail de rééducation !

l'alimentation est un paramètre à prendre en compte sur le chemin de la guérisonLe sommeil est un facteur important pour lutter contre les douleurs chroniquesRetrouver sa joie de vivre

Vous voilà en possession de nouvelles informations et de documents sur la douleur chronique. Si vous-même ou l’un de vos proches souffrez de ce problème, n’hésitez pas à passer à l’action ! Il est important de ne pas laisser les choses en l’état. De grandes avancées ont été réalisées dans ce domaine et il serait dommage de vous priver de l’aide d’une personne compétente, capable de vous apporter un regard nouveau sur votre problème.
Pour nous, il est impératif de soulager les douleurs afin de favoriser la récupération progressive du patient, quelle que soit sa blessure/gène/limitation. L’objectif premier de PhysioActiv est donc de vous aider à comprendre votre douleur pour mieux la soigner.
Nous espérons que cet article vous aura aidé !

Tendinite et kinésithérapie : soulager vos douleurs

pratiquer le sport en toute serenité

Tendinite ? Tendinopathie ? Tendinose ? Késako ?

Que vous soyez un sportif du dimanche ou un véritable athlète, il est fort probable que vous vous retrouviez un jour confronté à un problème de tendon.
Comme pour toute autre blessure, il est très important de comprendre les causes et origines d’une tendinite pour en assurer une bonne prise en charge et une guérison complète.
La kiné est-elle efficace pour traiter une tendinite, quel que soit son emplacement ? On vous explique tout !

Il est important de bien s'échauffer

Douleur au tendon : causes, symptômes

Tendon et tendinite

Le tendon est une partie de la structure musculaire qui attache le corps musculaire à l’os. On retrouve des tendons aux deux extrémités d’un muscle (la plupart du temps…). Attachés sur deux os différents, ils permettent au corps humain d’effectuer ses mouvements.
Le tendon, comme le muscle, gagne en efficacité en étant entraîné et s’adapte progressivement aux efforts qu’on lui demande de fournir. Il peut cependant être « blessé » suite à des sollicitations inhabituelles et trop violentes ou en cas de gestes répétitifs au cours desquels il serait soumis à des « frictions » trop fréquentes.
Une douleur peut alors apparaître, c’est ce que l’on appelle parfois la tendinite ou tendinopathie… Bref un problème de tendon !

Différentes causes de blessure au tendon

Lors de l’analyse de votre blessure, il faut prendre en compte de nombreux facteurs tels que : la fatigue, le stress, la fréquence de votre pratique sportive, la prise de médicaments, votre niveau de tabagisme ou vos habitudes de gestuelle professionnelle.
D’autres motifs ne dépendant malheureusement pas de notre bon vouloir peuvent également influer ou augmenter les risques de tendinite : l’âge, le sexe, la génétique ou une maladie chronique par exemple.

Les symptômes de « tendinite »

Si vous éprouvez une douleur aux « tendons », il est fort probable que vous souffriez d’une « tendinite ». Cette douleur peut apparaître seulement après l’effort ou une série de mouvements répétitifs précis. Si elle n’est pas traitée, la souffrance pourra devenir constante.
Bien que ce cas soit plus rare, il est possible de ressentir une sensation de crépitement à la place de la douleur ou même de ne rien sentir du tout. Dans ce dernier cas, c’est l’aspect gonflé de la zone douloureuse et des difficultés de mouvement qui pourront alerter.

Position de travail
Une mauvaise position au travail peut causer une tendinite

Les différentes tendinopathies

Il existe de nombreux types de « tendinites ». Les plus courantes sont :

  • Le tennis elbow également appelé épicondylite, épicondylalgie latérale ou tendinite du coude. Cette douleur touche les muscles de l’avant-bras, au niveau de leur insertion sur le coude. Comme son nom l’indique, elle est généralement liée à des mouvements répétitifs du bras et de la main (comme ceux qu’accomplirait un tennisman).
  • La tendinite d’épaule ou tendinopathie de la coiffe des rotateurs. Très fréquente, cette tendinite est liée aux mouvements de rotation et d’élévation de l’épaule. Elle entraîne généralement une vive douleur lorsqu’on lève le bras dans un angle compris entre 80 et 120-130° par rapport à la verticale. C’est ce que l’on appelle l’arc douloureux.
  • Tendinite ou tendinopathie rotulienne. Elle provoque une douleur forte sous la rotule (au niveau du genou) après l’atterrissage d’un saut, lors de la course à pied, parfois même simplement à la marche ou lorsqu’on tente de se mettre à genoux. On peut également ressentir des symptômes lors de la montée ou plus particulièrement lors de la descente d’escaliers.
  • La tendinopathie d’Achille ou tendinite du tendon d’Achille (et non pas du talon d’Achille !) qui est relativement fréquente. Elle survient chez des personnes qui pratiquent généralement une activité sportive comme la course à pied ou des sports impliquant des sauts. La douleur peut-être localisée au niveau de l’insertion, au niveau de l’arrière pied, au niveau du talon ou parfois dans la partie corporéale du tendon. La douleur survient lors de la flexion plantaire (montée sur la pointe de pied) dans les efforts de poussée. Le tendon concerné peut alors apparaître plus volumineux que l’autre.
  • La fascite plantaire ou aponévrosite plantaire est une douleur au niveau de la voute plantaire. Il peut s’agir d’une inflammation de l’aponévrose plantaire ou de douleurs tendineuses du pied. Concrètement la douleur ressemble à une crampe sous la voute plantaire ou au niveau du talon principalement lors de la marche.

Plusieurs termes pour définir un même sujet ? Pour aller plus loin dans la compréhension des problèmes de tendon, on peut également différencier la pathologie qui concerne le tendon lui-même (ténosynovite) de celle qui concerne l’insertion du tendon sur l’os (enthésopathie) ou encore une pathologie du corps du tendon (tendinopathie corporéale). Des distinctions qui peuvent aider à déterminer le traitement le plus adapté au problème, notamment lorsque l’on souhaite soigner sa tendinite par la kinésithérapie.


planche médicale montrant un tendon d'achille

Soigner une tendinite avec la kiné

Les membres du cabinet PhysioActiv ont eu la chance de suivre la formation de la kinésithérapeute australienne Jill Cook. Celle-ci propose un modèle des douleurs tendineuses à connaître pour comprendre comment soigner la tendinite.
Pour Jill Cook, le corps est un système adaptatif qui supporte et encaisse des contraintes mécaniques (mais pas que) et répond à une demande. Ce corps et les structures qui le composent s’ajustent et endurent ces pressions dans la mesure où celles-ci sont progressives et régulières.

Dès lors que des activités intenses ou bien répétitives sont réalisées, le tendon (parmi d’autres structures corporelles) peut réagir à cette surcharge par une phase inflammatoire. La douleur est vive et un repos relatif semble adapté. C’est ce qu’on appelle une tendinopathie réactive ou réactionnelle suite à un stress inhabituel.
Par la suite, une reprise de l’activité est nécessaire afin de développer la force et la capacité du tendon à accepter des contraintes.

Dans tous les cas, l’arrêt de tout effort (sportif ou quotidien) est à éviter.

Certains cas de « surcharge » peuvent faire basculer le tendon d’une phase « réactionnelle » ou « réactive » dans une phase chronique. Les personnes touchées ne présentent plus de douleur intense et se sont habituées à des douleurs modérées quotidiennes. Elles ont alors commencé à compenser celles-ci en modifiant leur activité, pratique ou geste sportif. Des douleurs intenses peuvent cependant encore survenir. A l’examen clinique, on constatera souvent une perte de force musculaire.
Ces cas nécessitent un suivi plus long avec une reprise progressive de l’activité. Des exercices adaptés seront prescrits par votre kinésithérapeute et adaptés en fonction de votre récupération fonctionnelle.

Ne pas traiter une « tendinite », c’est vous exposer au risque qu’elle devienne chronique. Les lésions aux tendons, non soignées, vont perdurer.

Attention, cela ne veut pas dire pour autant que la tendinite chronique n’est pas soignable. Le recours à la chirurgie dans le cas d’une tendinopathie est très rare et n’intervient que si tous les autres traitements ont échoués.

Traitement de kinésithérapie pour tendinite

Il existe différentes manières de soigner une tendinite par la kinésithérapie. Dans un premier temps, et face à une vive douleur, le repos et la prise de médicaments anti-inflammatoire peuvent être conseillés par votre médecin traitant. Sur le long terme, il est important d’envisager un vrai travail de renforcement musculaire.

  •   Le travail musculaire isométrique / excentrique / concentrique / plyométrique

Le renforcement musculaire, qu’il soit excentrique (en allongement), concentrique (en racourcissement), isométrique (statique), plyométrique (étirement-racourcissement) peut avoir un intérêt. Diverses options sont à envisager en fonction de votre état.
La contraction musculaire excentrique a été décrite dans des protocoles comme celui de Stanish ou d’Alfredson. Cette pratique permet au tendon de mieux supporter les contraintes qu’on lui impose et de gagner en amplitude de mouvement. Attention cependant, car mal réalisé le travail musculaire excentrique pourrait empirer le problème.
L’équipe de Jill Cook a plus récemment proposé de réaliser du renforcement isométrique. Celui-ci semble notamment dans le traitement des tendons des membres inférieurs.
D’autres protocoles à base de renforcement comme le « slow-heavy-load » ont également prouvé leur efficacité dans plusieurs études scientifiques.

  • Ondes de choc

Le traitement par ondes de choc a pour objectif de percuter les zones du tendon à traiter à l’aide d’un appareil adapté. Réagissant aux microlésions créées par l’onde de choc, le tendon déclenche son processus de cicatrisation. Le « pistolet » utilisé par le kinésithérapeute est appliqué à même la peau. Les ondes envoyées viennent casser les fibres musculaires abîmées, une sensation désagréable, mais pas douloureuse.
Les preuves de l’efficacité de cette méthode sont modérées sur la plupart des pathologies. Nous n’en sommes d’ailleurs pas équipés au sein du cabinet PhysioActiv. On peut tout de même noter un intérêt des ondes de choc dans le traitement de fascite plantaire ou de tendinopathie d’Achille n’ayant pas répondu aux interventions classiques.

  • Massage transverse profond ou MTP

Le massage transversal profond est une autre solution pour traiter la tendinite avec la kinésithérapie sur le long terme. Le principe : effectuer des pressions et frottements appelées « frictions » sur la zone douloureuse, perpendiculairement à la longueur du tendon. Un moment pénible, mais qui permet de réduire naturellement l’inflammation.
Les preuves d’efficacité restent limitées mais cliniquement, les résultats sont parfois très intéressants.

  • Le dry-needling

Là encore, le traitement par dry-needling du muscle et du tendon peuvent aider à soulager les symptômes de la tendinopathie et permettre au patient de se remettre en mouvement !
Les preuves d’efficacité de cette technique restent limitées pour le moment, mais notre expérience clinique montre que certaines personnes répondent positivement à ce type de traitement, utilisé en complément d’autres thérapies.

utiliser le froid pour soulager une tendinite

Prévention des tendinites

Pour prévenir une tendinite, il est important d’adopter des réflexes simples.

Essayez de pratiquer régulièrement une activité et augmentez progressivement le niveau de charge appliquée à votre tendon.
Concrètement, si vous n’avez jamais couru, ne commencez pas à faire des sorties de 2h…. Si vous n’avez jamais fait de musculation, évitez de charger les appareils comme des personnes plus expérimentées et n’allez pas vous entraîner 7j/7…

Pratiquez du renforcement musculaire au moins une à deux fois par semaine afin de faire travailler différemment vos muscles et tendons, même si vous pensez que votre activité n’en nécessite pas !
Un exemple flagrant : la course à pied. Il a été prouvé que le renforcement musculaire spécifique du mollet / pied / quadriceps / fessiers / ischios-jambiers /sangle abdominale réduit le nombre de blessures et permet une amélioration globale des performances.

Pensez à votre hygiène de vie (tabac, alcool, sommeil, hydratation, alimentation) ! C’est la base d’une bonne santé durable !
On ne le répètera jamais assez, vous aurez beau vous entraîner parfaitement et faire de « bons mouvements », si votre sommeil, ou votre alimentation sont perturbés, vous serez plus facilement sujets à des soucis de tendons (mais pas que).

Pas d’auto-traitement !
Dans le cas où vous commencez à percevoir des douleurs récurrentes ou fréquentes à un tendon, consultez un professionnel de santé. Votre médecin généraliste ou votre kinésithérapeute sont formés pour vous recommander le traitement le plus adapté à votre blessure.

Traiter une tendinite par la kinésithérapie permet bien souvent de venir complètement à bout des douleurs tendineuses. Grâce à diverses techniques, il est possible de diminuer rapidement les douleurs et de retrouver sur le long terme une mobilité intégrale du tendon blessé. Faire appel à un spécialiste vous assure un diagnostic fiable. Forts de leur expérience dans le domaine, les kinés de l’équipe Physioactiv vous accueillent au cabinet pour des soins ciblés. Une première séance permettra au thérapeute de déterminer les causes de votre tendinite et d’adapter votre traitement en conséquence.

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Céphalée de tension : et si la kinésithérapie pouvait m’aider ?

La céphalée de tension récurrente peut devenir un calvaire

Qui n’a jamais été victime de maux de tête ?
Entre migraines ophtalmiques, céphalées de Horton, migraines chroniques…

De nombreuses douleurs plus ou moins fortes et localisées ont été répertoriées par les scientifiques.


Avec le temps, ces douleurs peuvent devenir très handicapantes.

Voilà pourquoi faire appel à un spécialiste qualifié pour comprendre leurs origines est très important.

Avant de passer en revue les traitements efficaces face aux céphalées de tension, assurons-nous de bien comprendre de quoi il s’agit.

Céphalée de tension, qu’est ce que c’est ?

Une céphalée de tension est un mal de tête, léger ou modéré.

La céphalée de tension est un mal de tête dit « classique », dans le sens où il ne s’agit pas d’une cause organique vitale… Ce qui est tout de même une bonne chose. Un peu comme une douleur de dos. Faisant parti des « aléas » de la vie.

Plutôt régulière, cette céphalée touche une grosse partie de la population, femmes comme hommes. Et peut-être causée par de nombreux facteurs tels que la déshydratation, certains aliments ou boissons, la fatigue, la prise de médicaments ou bien encore des évènements stressants.

Comme nous le disions précédemment, il est important de la différencier de la migraine, de céphalées du trijumeau, de céphalées cervicogéniques, de syndromes post-commotionnels ou de céphalées d’origine organique comme par exemple lié à une ischémie vasculaire (AVC).

Les céphalées de tension peuvent se produire de manière épisodique ou plus régulièrement, on parlera alors de céphalées de tension chroniques.

La sensation la plus courante est celle d’une pression (ou d’une oppression) tout autour de la tête, dite en casque, ou en étau. Une sensation de serrement, compression pouvant prédominer, parfois à l’avant du visage, parfois dans la nuque, ou sur les tempes…


Elle est décrite comme une douleur constante et modérée. En ce sens là, il ne s’agit pas d’une migraine ou d’une céphalée en lien avec un AVC par exemple qui sont par exemple décrites comme « inhabituelles et n’ayant jamais été ressenties auparavant en terme d’intensité et de caractéristique. Celle-ci n’empêche en général pas de poursuivre ses activités quotidiennes, mais peut s’accompagner de difficulté de concentration et d’intolérance à la lumière ou au bruit.

En revanche, la céphalée de tension ne provoque ni vertiges ni nausées. Ces symptômes sont eux principalement associés à la migraine. Un mal de tête caractérisé également par une sensation de douleur qui « pulse », d’une intensité sévère et qui peut durer plusieurs jours d’affilés.

Les traitements des céphalées de tension ne sont donc pas les mêmes que ceux préconisés pour les migraines (qui d’ailleurs n’ont pas encore trouvé d’explication claire à l’heure actuelle).

Dans tous les cas, si les maux de tête deviennent réguliers, il est important de consulter un professionnel de la santé.

Traitement des céphalées de tension : quelles possibilités ?

En cas de céphalée de tension épisodique et de faible intensité, un auto-traitement peut tout à fait être envisagé. On suppose que ces douleurs sont le plus souvent liées à des tensions musculaires.
De multiples possibilités s’ouvrent alors comme faire appel à des techniques psycho-corporelles comme des techniques de relaxation, de méditation , de visualisation ou de sophrologie. On peut également conseiller l’auto-massage au niveau des tempes, de la région cervicale (la nuque), de la zone frontale, des joues (muscles de la mâchoire) ou de toute autre région douloureuse.

Si les douleurs persistent… ou dans des cas de maux de tête plus intenses, la consultation d’un professionnel de santé (médecin généraliste ou neurologue) permettra de poser un diagnostic.
Il pourra vous conseiller une solution médicamenteuse à base d’antalgiques ou d’autres médicaments.

En cas d’auto-médication, par exemple avec du paracétamol ou l’ibuprofène, suivez les indications présentes sur la notice et les conseils de votre pharmacien et surtout, faites attention ! La surconsommation d’antalgiques peut entraîner d’autres problèmes de santé et finalement aggraver les céphalées de tension. 

En cas d’incertitude, si les médicaments se révèlent inefficaces ou si les maux de tête persistent, une consultation spécialisée est nécessaire.

prendre des médicaments à haute dose peut devenir problématique sur le long terme

La kinésithérapie pour traiter les maux de tête

La kinésithérapie est une méthode qui a fait ses preuves dans le traitement des céphalées de tension. La kinésithérapie cervico-maxillo-faciale et la thérapie manuelle en particulier peuvent se révéler très efficaces pour vous soulager de douleurs chroniques à la tête ou à la mâchoire.

Pourquoi consulter un kiné pour vos maux de tête ?

« Mais vous pouvez vraiment faire quelque chose pour mes maux de tête avec de la kiné ? »
« Je ne savais pas qu’on pouvait faire autre chose que prendre des médicaments »

Ce sont les phrases fréquentes rapportées par les patients lorsqu’ils viennent en consultation… Car il est vrai que peu de patients ont le réflexe de consulter un kinésithérapeute pour leurs douleurs à la tête.

Pourtant, se diriger vers un kinésithérapeute spécialiste permet de déterminer rapidement les origines de ces douleurs.

Problèmes dentaires, de mâchoire, dysfonction cervicale, faiblesse musculaire, mauvaise posture lors du coucher, stress et contractures musculaires, séquelles post-traumatiques liées à un accident…


Le kinésithérapeute ne se contente pas de diminuer votre douleur, mais essaye d’en découvrir l’origine.
Pour cela, il peut utiliser divers moyens thérapeutiques… et travailler en collaboration avec un neurologue ou d’autres professionnels de santé s’il le juge nécessaire. Par exemple, s’il juge nécessaire la consultation d’un neurologue pour une prescription médicamenteuse adaptée.

Prévenir l’apparition des céphalées de tension et les traiter

Le travail avec un kinésithérapeute permet non seulement d’éliminer les maux de tête, mais également de prévenir de potentielles récidives. La mission du kiné est d’expliquer au patient les raisons derrière l’apparition des maux de tête et de lui conseiller divers exercices à appliquer au quotidien (travail de posture, de renforcement ou d’étirements par exemple). Il l’aide ainsi à retrouver toutes ses capacités de mouvement et son confort de vie.

En agissant sur vos contractures musculaires, ou limitations de mobilité, le kiné va tout faire pour vous aider à éliminer les causes de vos maux de tête.
Parmi les techniques utilisées pour traiter les céphalées de tension, on peut retrouver le travail sur les points triggers par dry-needling. D’autres traitements articulaires peuvent être envisagés en fonction des symptômes et des douleurs constatées par le praticien.

La kinésithérapie apporte des résultats significatifs sur les céphalées de tension et peu parfois même s’avérer efficace contre certains cas migraineux.
Dans tous les cas, une consultation approfondie peut être nécessaire et pourra révéler des origines surprenantes à vos douleurs !

Kiné spécialisé dans le traitement des céphalées de tension

Le cabinet PhysioActiv’ se spécialise dans le traitement de vos maux de tête. Nos praticiens sont formés à de nombreuses techniques permettant de soulager efficacement les céphalées de tension. Pour découvrir les profils et la formation suivie par Yohan Sans ou par Benjamin Bolla, n’hésitez pas à consulter leurs profils.


Nous vous accueillons du lundi au vendredi dans le 16e arrondissement de Paris. Lors d’un premier rendez-vous, nous prenons le temps d’analyser avec vous les potentielles causes et circonstances aggravantes pouvant être à l’origine de ces maux de tête. Nous pouvons ensuite vous proposer un traitement adapté à votre situation.

Pour prendre rendez-vous, vous pouvez consulter notre page Doctolib directement ici !

Vaincre la migraine, un véritable soulagement !

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La céphalée de tension récurrente peut devenir un calvaire
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